FILMOGRAPHIE

J'aime filmer le quotidien, les gestes au travail, la musique...bref, raconter les autres .

Chronique d’un musicien clochard, 2011

A travers l’expérience d’un sans-abri, ce film esquisse une réponse à comment vit-on à la rue ? On mendie, on boit, on marche, on attend, on pousse des coups de gueule, on se calme, on reboit… », en s’attachant à décrire les petits gestes du quotidien, les postures d’attente, les rituels de la rue, les relations dans la rue. Yves, soixante, clochard nous fait partager pendant une journée ses déambulations dans Pris, avec la préoccupation centrale de trouver « un endroit pour dormir ».

Un autre regard se dévoile sur la vie dans la rue. Un clochard n’est pas forcément un exclu de la société mais au contraire il s’inscrit dans le paysage urbain par une occupation continue de l’espace et par une certaine forme de production de sociabilité (jouer de la guitare, mendier, occupation de l’espace public).

Un dimanche en Ariège, 2015

L’association « le marché de Sainte-Croix-Volvestre » organisait le 12 juillet 2015 sa quatrième édition du marché Ô Initiatives sur le thème « Alimentation et climat ». L’occasion pour le cinéaste-anthropologue de se demander quelle vie sociale et économique et culturelle peut émerger de lieux éphémères tels que le marché.

Ce film met en lumière le rôle et la place des associations dans ce qui « fait village », et permet également d’entrevoir les enjeux de l’économie locale.

Entretien avec le réalisateur Patrick Jean, 2016

Lors de la diffusion, au cinéma Max Linder à Saint Girons, du film de Patrick Jean Une affaire privée pour la journée des violences faites aux femmes, a été projeté un entretien filmé à l’occasion de cet évènement.

PUBLICATIONS

« Violence et conflictualité : approche sociologique » - Le Trimestre du Monde - 3ème trimestre 1996.

« Une socio-anthropologue dans les coulisses de Disneyland Paris » - Socio-anthropologie, n°2, 2ème semestre 1997.

« Le loisir comme supermarché » - Cités 7, Paris, PUF, 2001.

« Le chercheur, la prostituée et les autres… ou comment entrer dans la place » in Bruneteaux Patrick, Terrolle Daniel (dir.), L’arrière-cour de la mondialisation. Ethnographie des paupérisés, Paris, Editions Du Croquant , Collection TERRA, 2010.

PROJETS

Jazz au collège

Le propos de ce travail est de mener une observation filmique des situations d’apprentissage à partir d’un cas concret : l’éducation musicale au collège public Aretha Franklin à Marciac.

Cet établissement m’apparaît comme un terrain inédit pour questionner une expérience de la scolarité et des apprentissages de la musique.

 

C’est en tant que forme de l’action collective et en venant agir sur le corps, que l’autodéfense féministe va nous intéresser ici pour interroger notre rapport au corps en tant que femme. De nous demander comment le féminisme prend corps à travers la pratique de l’autodéfense ? Notre objet filmique sera alors de révéler et montrer ce « corps féministe » dans son rapport aux autres et à soi.

Il s’agira aussi de montrer en quoi l’autodéfense féministe, peu visible et encore trop méconnue, est un outil de lutte contre les violences faites aux femmes (aussi bien en amont qu’en aval) mais aussi comme une forme d’engagement militant. 

« Usages défensifs et offensifs du corps, Autodéfense féministe, Lieu et Forme de résistance »